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La vaccination selon Macron

La vaccination selon Macron La vaccination selon Macron
Crédit Photo : Folotia 2017

Par le Docteur  Alain  Choux, médécin généraliste spécialiste des éco Doppler en secteur 2, ancien interne des hôpitaux privés concours 1978, thèse 4 mai 1980, ancien-attaché assistant et attaché à Beaujon ( 1978-1985), chargé de cours à la Pitié de 1980 à 1985, président du Syndicat AFIRM depuis 1995( Alliance pour le financement de la retraite en médecine) lobbyiste depuis 1995 avec de nombreux écrits dans la presse nationale et médicale.

 
Au début du mois de juillet dernier, un nouveau texte de loi devait être voté avant la fin de la session extraordinaire du parlement, soit le 25 juillet dernier. Ce texte devait rendre obligatoires non plus 3 vaccins comme actuellement, mais 11. Cette évocation a immédiatement causé une bronca médiatique et citoyenne, une centaine de familles s'était même constituée, créant une action de groupe (class action) pour s'opposer à cette annonce.

Il faut dire qu'avec ces vaccins supplémentaires, c'est quasiment une obligation multipliée par quatre qui se dessine.  Un véritable cadeau estival que Macron pourrait offrir aux laboratoires, qui coûterait jusqu'à deux milliards d'euros à la Sécu et aux assurés sociaux ... Belle entrée en matière pour ses cent premiers jours de président en marche !!!!

Afin de bien comprendre l'évolution du texte, il convient de revenir un peu en arrière. Les vaccinations obligatoires sont actuellement  le DTpolio, (Tétanos, Diphtérie et polio) dont l'administration s'opère vers l'âge de deux mois avec trois injections à un mois d'intervalle et un rappel à un an, après la première vaccination. Les vaccinations recommandées par les pédiatres sont le ROR (la rubéole, les oreillons, la rougeole), et le BCG. Les huit petits nouveaux qui pourraient devenir obligatoires (texte de loi applicable dès janvier 2018), en dehors du ROR déjà cité, sont la coqueluche, l'hépatite B, le méningocoque C, l'haemophilus influenzae (grippe), et le pneumocoque. Sachant de surcroît que le BCG semble étrangement oublié, depuis de nombreuses  années par le ministère de la Santé... Pourquoi imposer par exemple  la vaccination du méningocoque, alors que seules quelques dizaines de cas de méningites ont été détectés, et ce pratiquement  exclusivement chez l'adulte ? Une vacation nationale semble donc disproportionnée vis-à-vis du nombre de cas rapportés aux autorités sanitaires !


" Nous entrons dans une grande inconnue avec des interférences possibles entre toutes ces différentes vaccinations "


Nous entrons dans une grande inconnue avec des interférences possibles entre toutes ces différentes vaccinations dont à ce jour aucun scientifique n'est capable de se prononcer sur d'éventuels effets croisés (interactions médicamenteuses). Il semble pourtant que le principe de précaution était acté dans notre  Constitution, me semble-t-il? À l'évidence son existence n'a pas été prise en compte. Le nouveau texte serait-il anticonstitutionnel? La question mérite d'être posée avec des réponses sérieuses avant la promulgation de cette loi qui devrait être finalement examinée en profondeur en fin d'année. Si le pouvoir politique respecte comme il en l'obligation la Constitution, une étude multicentrique en double aveugle*, sur de nombreux centres de soins français, aurait dû être organisée sur cinq ans.  Ce qui aurait permis de ne pas jouer aux apprentis sorciers avec la santé de nos enfants et ainsi, différer l'application de ce texte de loi après avoir pris connaissance des résultats. Les prix avancés dans plusieurs articles au début du mois de juillet semblent minorer la réalité du problème ! Le prix de chaque vaccin oscille entre 20 et 100 euros. Ce tarif concerne les trois injections (vaccination triple réalisée à un mois d'intervalle avec rappel à un an) et les injections simples (un seul vaccin avec rappel à un an).

Pour les vaccins triples auquel il faut ajouter le rappel, ce qui fait  quatre vaccinations  multipliées par deux (DT polio et ROR)  et pour chaque vaccin simple (coqueluche, hépatite B, méningocoque C, haemophilus influenzae (grippe),  pneumocoque), une injection et son rappel à un an, soit dix doses de vaccins en tout ! On considère que depuis quelques années le nombre de naissances est stable,  autour de 800 000  par ans.


" Une manne qui va tomber dans l'escarcelle des laboratoires...entre 444 millions d'euros pour les vaccins à 30 euros et 1,120 milliards d'euros pour ceux à 100 euros "


Le prix des vaccins triples coutant entre 20 et 50 euros est à multiplier par dix, soit le nombre d'injections auquel il faudra multiplier par 800 000 nouveaux-nés, ce qui représente une coquette somme de 160 à 400 millions d'euros à mettre dans la poche des laboratoires médicaux. Pour les vaccins simples, dont la fourchette de prix se situe entre 30 et 100 euros, le calcul est simple. La valeur du vaccin multipliée par le nombre de nourrissons, soit une nouvelle fourchette de 240 à 800 millions d'euros ! C'est donc une manne digne du "fait du prince" qui va tomber dans l'escarcelle des laboratoires pharmaceutiques. Soit la bagatelle se situant entre 444 millions d'euros pour les vaccins à 30 euros et 1,120 milliards d'euros pour ceux à 100 euros. La Sécurité sociale, y serait de sa poche à hauteur de 65% du coût total de l'addition, voire davantage, si la population qui subit ces vaccins a d'autres pathologies prises en charge à 100%. Il faut quand même rappeler que les vaccins ne sont pris en charge par l'assurance maladie qu'à hauteur de 65%, et que pour l'instant les 35% restant sont à la charge des patients, via leur mutuelle qui risque ainsi d'augmenter avec l'arrivée sur le marché de ces nouveaux vaccins. Si le délai d'un mois entre deux injections est respecté et si le nourrisson n'est jamais malade pendant ses dix-huit premiers mois de vie,  il est à peine possible de respecter le délai. Bien entendu, comme chacun sait, les vaccins ne comportent jamais d'effets secondaires !!! Ce qui induit que certains nourrissons pourraient à terme subir la double peine et donc être hors-la-loi! Il faut peut-être se rappeler les scandales de santé publique, dont celui de la vaccination forcée, avec l'hépatite B qui a provoqué des morts et des maladies neurodégénératives, dont la sclérose en plaques (SEP), la maladie de Creuzfeld-Jacob, pour des troubles de la croissance.


" La facture risque d'être salée pour la Sécurité sociale comme pour les familles avec pas moins de 11 actes la première année et 5 rappels l'année suivante ! "


L'apothéose restera la fameuse vaccination contre la grippe de madame Roselyne Bachelot, avec quelques milliards de dettes tant pour les vaccins (2 milliards d'euros) que pour la réquisition des salles et du personnel médical( 8 à 10 milliards d'euros). Nous n'avons parlé pour le moment que du prix du médicament. Il ne faut pourtant pas oublier d'évoquer les médecins qui doivent assurer cette vaccination. Avec des pédiatres dont on manque cruellement depuis plus de dix ans avec des honoraires conventionnés entre 27 et 32 euros la séance, et des généralistes qui sont déjà surbookés, et également en sous-nombre, rémunéré à 25 euros la consultation et qui n'aurons pas forcément le temps pour vacciner tout la population concernée. Là aussi, la facture risque d'être salée pour la Sécurité sociale comme pour les familles avec pas moins de 11 actes la première année et 5 rappels l'année suivante! Il faut savoir que ce chiffrage sera variable suivant la qualification du professionnel de santé, car si tous les vaccins sont effectués par des généralistes ce qui est peu probable, la facture sera estimée à 220 millions d'euros  la première année et 100 millions la seconde ! Sans oublier l'augmentation prévisible des dépenses, si les pédiatres  en activités prennent en charge une partie de la vaccination. Ce qui coutera entre 30 et 50 millions d'euros supplémentaires la première année, et 20 millions d'euros la seconde année, sachant que bon nombre de pédiatres sont conventionnées honoraires libres, donc avec une partie du reste à charge plus importante que pour des médecins conventionnés. Le gouvernement Macron s'apprête donc s'il persévère dans cette voie à provoquer une dépense indue supplémentaire à la Sécu et aux familles, soit 1,4 à près de 2 milliards d'euros au profit des laboratoires.  Aggravant  de façon significative le déficit déjà abyssal de la Sécurité sociale qui devra être régularisé par les générations futures. Mais, et c'est bien plus grave encore, cette loi méprise scandaleusement le principe de précaution qui devrait ici prévaloir, car c'est surtout de la santé de nos enfants qu'il s'agit dans cette affaire !

 

** Étude multicentrique en double aveugle : Sont tirés au sort les patients à qui l'on va injecter le vaccin, contre une autre série à qui l'on va injecter un placébo. Il est à préciser que le médecin qui inocule le produit ne sait pas si il s'agit du propre vaccin ou d'un placébo. Ce type d'étude permet de connaître l'effet bénéfique par rapport au placébo d'un vaccin et ses éventuels effets secondaires.

 


Pour en savoir plus ...

Au niveau de la pharmacologie : lors du renouvellement d'une ordonnance pour des vaccins obligatoires, il semble que cela soit la croix et la bannière pour les obtenir dans les délais raisonnables de commandes, en fonction des RDV avec le médecin.  Il était déjà problématique pour les pharmaciens d'officine de ce procurer les vaccins actuels du à des grossistes en rupture de stock fréquentes, que va-t-il advenir quand nous aurons huit vaccins supplémentaires ? Il faut dire que de nombreux médicaments sont payés beaucoup plus cher dans d'autres pays européens, ce qui explique en partie les ruptures de stock que connaît la France. Cela est dénoncé de façon récurrente par les autorités sanitaires sans réaction ni du ministre de la Santé ni de la Sécurité sociale... Étonnant?...
Rédaction LPLD.fr

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